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LA FIN DE LA TELEVISION – Synthèse d’après l’ouvrage de Jean Louis Missika
Un pamphlet d’un sociologue spécialiste de la TV qui me semble très réaliste, à méditer pour ceux qui songent encore à se prendre pour TF1
1 - Les étapes de transformation de la Télévision : vers la marginalisation de l’utilité des chaines de TV
- 1960 – 1980 : Paléo Télévision : télévision de service publique
- 1986 – 2006 : Néo Télévision : émergence de la télévision commerciale qui répond au besoin de divertissement (télévision à paillette) + intimité (réality show) . Individualisme dépressif. L’individu accède à l’écran uniquement si il a vécu quelque chose d’extraordinaire
- Depuis 2006 et le décollage du haut débit sur internet : Post télévision : répond au besoin croissant d’autonomie de l’individu et à l’avènement de la post modernité qui correspond au renoncement à une société structurée notamment autour des identités de classe. L’individu accède à l’écran quelque soit ce qu’il a vécu. La TV devient coach de l’individu
La dé médiation est la conséquence directe de l’hyper segmentation. La TV a toujours été un intermédiaire entre les producteurs d’évènements et les téléspectateurs. La VOD transfère la fonction d’agencement, autrefois dévolue aux chaines, aux téléspectateurs
2 - Quand les producteurs d’évènements prennent le pouvoir
La convergence numérique est entrain de transformer le modèle économique de toutes les industries concernées : la musique, les jeux vidéos, le téléphone, le cinéma, la TV
TV et cinéma voient arriver sur leur marché de nouveaux acteurs venus du Monde des télécommunications et de l’internet qui déstabilisent leur équilibre économique en proposant des modèles alternatifs. La convergence des contenus amènent à la confusion des métiers.
Avant : 3 types de métiers dans la TV : les éditeurs (contenus), les plateformes satellitaires (marketing, commercial), les transporteurs, les choses se compliquent avec l’arrivée des opérateurs de téléphonie mobile et les fournisseurs d’accès à Internet. Le transport et la diffusion d’image sont de bons relais de croissance pour les firmes comme France Telecom qui disposent d’un avantage : le nombre d’abonnés déjà existant. En acceptant de n’être qu’une composante d’une offre beaucoup plus large qui englobe le téléphone mobile, et l’internet, les chaines perdent leur indépendance.
En parallèle, la publicité TV marque le pas, les seules marques qui résistent à la crise sont les marques de Luxe et de mode et de sport. Elles utilisent assez peu la TV comme support parce que celles-ci n’arrivent plus à attirer les publics qu’elles visent et notamment les jeunes qui désertent la TV pour Internet et le street marketing. Pour toucher les hauts revenus, l’évènementiel et le marketing direct sont souvent préférés à la TV. Début d’un phénomène de réallocation des budgets TV vers internet et les marketing services.
Dans ce monde hyper concurrentiel, la chaine de TV doit négocier avec les détenteurs de droits, les détenteurs de fichier d’abonnés, de package de services, de concepteurs de plateformes
La déprofessionnalisation : passage d’un spectateur passif à un spectateur actif, sur de son droit de passer à la TV. La téléréalité est fabriquée avec les téléspectateurs. Un amateur éclairé peut aujourd’hui se transformer en éditeur de contenus et qu’il est possible de diffuser ces contenus sur internet.
Le public a de moins en moins confiance dans l’information proposée par la TV :
- formatage trop lisse et trop uniformisé de l’information,
- sentiment d’opacité.
- Internet donne la possibilité à l’internaute de présenter l’information de façon radicalement différente selon les qualités propres d’internet : capacité à l’internaute de contrôler ce qu’il voit, comment il le voit, d’interagir et de dialoguer, l’information publiée par les journalistes dans leur journal et sur leur blog héberger par leur journal est très différente : pas le même ton, ni le meme style, ni parfois la même information.
C’est la représentation de la TV qui est en jeu, elle se rapprochera sans doute de celle de la photographie ou cohabitent pratique amateur et pratique professionnel. La TV n’aura aucun système de valeur pour défendre son professionnalisme comme l’édition par exemple à gardé une hiérarchisation forte des valeurs et des œuvres.
3 - L’information institution de la paléo TV : le pouvoir contrôle totalement la TV
Information spectacle de la néo TV : le pouvoir garde un pouvoir d’influence, on passe d’une relation de contrôle à une relation d’influence. Information spectacle, coups médiatiques.
Dans le 1er âge le journaliste est au mieux un pédagogue au pire un relais du pouvoir
Dans le 2ème âge il est au mieux un avocat du téléspectateur, au pire un metteur en scène
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